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Prototype expérimental
Ci-contre le bateau utilisé pour les essais.
C’est une embarcation à moteur de 5,20 m qui a été équipée de dérives latérales.
Le gréement est constitué de 3 parties :
- Une voilure formée par une voile de kite-surf, suffisante pour les voiliers de petite taille ou les voiliers de sport.
La voilure peut être complétée par une voile additionnelle de grande surface lancée et conduite par la voile précédente qui prend alors le nom de pilote, ce qui permet non seulement d’augmenter la surface de voilure mais aussi d’avoir une deuxième voile adaptée à l’allure souhaitée, car les voiles de kite-surf n’ont un rendement acceptable par vent portant qu’à la condition d’être en mouvement permanent.
- Un mât très court, peu sollicité, en deux parties.
La partie inférieure est solidaire des structures du bateau et supporte, enquillée, la partie supérieure utilisée au moment du lancement. Cette dernière doit être démontée pendant le transport sur route. Elle peut l’être également pendant les navigations de longue durée.
Un mât de planche à voile convient parfaitement pour cet usage.
- Un enrouleur est fixé sur ce mât.
Cet enrouleur va stocker les lignes de liaison entre le bateau et la voile. Une manivelle permet de lancer ou de rappeler la voilure. Nous avons fabriqué et testé une douzaine d’enrouleurs différents dont le prototype industriel ci-contre.
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Lancement
Le lancement est effectué directement en mer ou éventuellement sur une plage et débute par l’opération de gonflage.
Soulevée par son bord d’attaque la voile se gonfle en 2 à 3 minutes.
La voile est alors en position d’attente : elle est parfaitement stable sans intervention et quelle que soit la vitesse du vent. Si le vent est insuffisant pour le lancement on peut avancer ainsi à l’allure désirée et à vitesse réduite en attendant son retour.
Cette position est recommandée pour mettre à l’eau puis s’éloigner lorsqu’on part d’une plage.
Les lignes de liaison (les écoutes) sont ensuite progressivement libérées grâce à l’enrouleur qui contrôle l’élévation de la voile jusqu’à son altitude de croisière.
Pendant cette phase les écoutes directionnelles (les freins) sont opérationnels.
Si on désire lancer une voile additionnelle le lancement est interrompu à mi-parcours et le bord d’attaque de la voile en question est reliée aux lignes principales du pilote. Après déroulement les écoutes de la voile additionnelle sont réglées et mises au taquet.
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Conduite de la voile
La conduite de la voile peut être identique à celle de kite-surf.
La voile étant d’une grande finesse est mal adaptée au vent portant et pour obtenir un rendement acceptable l’équipier chargé de la voile doit lui donner un mouvement latéral alternatif permanent.
Ce fonctionnement est parfaitement acceptable sur un voilier de sport ou pour de courtes navigations, mais il sera généralement inadapté sur un voilier de plaisance, d’où l’intérêt dans ce cas d’une deuxième voile de surface importante et qui sera, elle, optimisée pour une allure donnée, soit au portant, soit au près par exemple.
Rappel de la voile
Grâce à la manivelle la voile est ramenée jusqu’à la position d’attente qui permet de se rapprocher du port ou d’aborder sur la plage.
En ramenant manuellement les écoutes principales vers l’arrière, la voile s’affale sur le pont et les évents sont accessibles depuis le cockpit.
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Prises de vue réalisées à La Trinité sur Mer à l’occasion d’une démonstration organisée pour Thomas Coville et son équipe
(voile de secours en cas de dématage)
Thomas Coville est à la barre.
On peut voir sur les trois photos :
- la voile pendant le lancement,
- navigation à voile établie,
- rappel de la voile.
Comme on peut le constater la voile peut être manoeuvrée au cours du lancement ou du rappel.
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Couple de chavirage
Le couple de chavirage naturel est au moins 2 à 3 fois inférieur à celui des voilures traditionnelles.
Il est même possible de le supprimer presque complètement en déportant le point d’écoute latéralement comme on peut le voir sur cette figure.
La suppression quasi-totale de la gîte ne présente un intérêt que dans des cas exceptionnels comme la recherche de la vitesse pure.
Automatisme
Un moteur électrique peut actionner chacune des bobines des écoutes directionnelles afin de les régler.
La mesure de la force de traction et son écart angulaire en hauteur et en direction, de l’inclinaison du bord d’attaque de la voile sur l’horizontale, et de la direction et la vitesse du vent peut permettre l’optimisation de la conduite par ordinateur, aussi bien en régime statique que dynamique.
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